Nicha Yontararak de son vrai nom est née le 23 octobre 1997 à Bangkok en Thaïlande. À 09h00 du matin précise-t-elle. MINNIE a grandi dans une maison où vivait toute sa famille. Ses deux grands frères jumeaux, ses parents, ses grands-parents, et sa tante. Une maison entourée par une végétation luxuriante qu’entretenait sa grand-mère, et dans laquelle vivaient également des animaux domestiques et sauvages. Autant dire que c’était son cocon, sa bulle protectrice, surtout qu’elle était la petite dernière de la famille. Aussi, bien qu’elle nous confie que ses deux frères aînés, Mic & Mac, n’ont pas toujours été tendres avec elle, MINNIE a eu une enfance très heureuse.
Une imagination fertile
Elle a reçu une éducation dans la plus pure tradition thaïlandaise et bouddhiste. Une éducation basée sur le respect de l’autre et la bienveillance. Car ce n’est un secret pour personne, MINNIE est un amour de femme. D’une douceur et d’une gentillesse désarmantes. Et c’est aussi dans ce petit coin de paradis qu’elle a commencé très tôt à cultiver son jardin secret. En effet, MINNIE est une grande rêveuse dont l’imagination fertile est devenue le terreau de sa vie future. Elle nous enseigne d’ailleurs qu’il est très important de savoir qui nous voulons devenir dans la vie afin de pouvoir tracer notre propre route. Sa mère a joué un grand rôle dans sa construction. Et parce que celle-ci jouait du piano tous les jours à la maison, MINNIE a été initiée dès l’âge de 5 ans à cet instrument.
Un rêve prémonitoire
L’année suivante elle débute le chant. Au début, elle n’envisageait pas du tout de faire carrière dans la musique, c’était juste par plaisir. Jusqu’au jour où elle a entendu Alicia Keys interpréter au piano la sublime version solo d’Empire State of Mind. MINNIE était alors devenue une adolescente et ce fut une véritable révélation. À partir de ce jour, elle s’est mise à travailler d’arrache-pied le piano et le chant. Pour que son rêve puisse prendre forme dans son imagination. Enfant, elle était également une fan du groupe Super Junior, alors très populaire en Thaïlande, et elle nous apprend qu’elle voulait devenir comme eux.
Minnie nous raconte même qu’un jour elle a fait un rêve prémonitoire. Un rêve d’une réalité troublante dans lequel elle se produisait sur une scène, et où elle voyait un public captivé par son talent. Mais il y avait un hic. En effet, MINNIE se sentait totalement impuissante à l’idée de concrétiser son rêve. Elle ne savait pas comment s’y prendre, ni par où commencer. De plus, tous ses amis d’école ne pensaient qu’à devenir médecins ou enseignants, ce qui l’isolait encore plus dans sa quête de réussite. Aussi a-t-elle fini par se dire que son rêve semblait inaccessible, et qu’elle ne deviendrait peut-être jamais l’idole qu’elle rêvait d’être.
La chance de sa vie
Mais alors qu’elle était lycéenne, l’agence de K-pop CUBE Entertainment organisa des auditions à Bangkok. Et ce jour-là, le rêve qu’elle avait mis de côté refit surface. D’instinct, MINNIE a compris que ces auditions étaient son unique chance de pouvoir le réaliser. Elle y a même vu un signe du destin. Elle en a donc parlé à ses parents qui l’ont encouragée à participer, en premier lieu sa mère. MINNIE reconnaît qu’elle ignorait tout de l’industrie de la K-pop en dehors de ses chansons favorites. Mais elle décida de saisir cette opportunité pour se donner une chance, la chance de sa vie. Et son courage a payé. CUBE l’a sélectionnée et MINNIE s’est envolée pour la Corée du Sud, non sans appréhensions.
Son premier hiver coréen
Comme décrit dans mes précédents portraits, si SOYEON et YUQI apparaissent comme des profils hors norme, MINNIE était une fille plutôt ordinaire. Cela n’a rien de péjoratif que de le dire, au contraire, elle incarne l’adolescente lambda à laquelle la plupart des jeunes de son âge peuvent s’identifier. MINNIE nous raconte alors à quel point elle s’est retrouvée désorientée lorsqu’elle a débuté comme stagiaire, le 23 avril 2015 précisément. Déjà, parce que comme toutes les recrues étrangères, elle a été immédiatement confrontée aux barrières de la culture locale et de la langue. Mais aussi parce qu’elle a dû affronter son premier hiver coréen et qu’elle n’avait jamais ressenti des températures aussi froides. Chez Cube, elle a bien réussi à se trouver une amie thaïlandaise comme elle, mais celle-ci a été rapidement éliminée et a dû partir. Aussi je vous laisse imaginer l’isolement qu’elle a pu ressentir à ses débuts.
La musique est un langage universel
Elle qui pensait par ailleurs s’en sortir grâce à ses talents de pianiste et de chanteuse a été surprise de voir le niveau élevé des autres élèves. Ainsi, elle se rappelle avoir été très impressionnée par SOYEON lorsqu’elle l’a vue performer pour la première fois. MINNIE savait à peine danser alors que SOYEON excellait déjà dans presque toutes les disciplines : le piano, le chant, le rap, et la danse. Très vite elle a donc été en proie au doute et au découragement. Pour la première fois de sa vie elle s’est sentie seule.
C’est le lot quotidien de toutes les stagiaires me direz-vous, mais MINNIE était clairement moins préparée que d’autres pour affronter cela. Et pourtant, elle y est arrivée notre grande rêveuse. C’est en s’accrochant à son rêve qu’elle avait mis des années à construire dans sa tête que MINNIE a fini par le concrétiser. C’est avec le soutien d’une mère aimante qu’elle a trouvé la force d’avancer. MINNIE n’a pas eu d’autre choix que d’apprendre assidûment le coréen pour pouvoir se faire de nouvelles amies. Aussi a-t-elle réalisé que c’est grâce à cet apprentissage que d’autres stagiaires se sont ouvertes à elle.
Elle a aussi pris conscience que la musique était un langage universel capable de réunir des personnes d’horizons différents. Et c’est auprès des autres futures membres de (G)I-DLE que MINNIE a pu trouver le réconfort et la motivation dont elle avait besoin. Avec leur aide, elle a alors entrepris un travail sur elle afin de combler ses lacunes petit à petit. Et à force d’entraînement elle s’est considérablement améliorée.
La mort de Taohu
Nous sommes le 2 mai 2018. MINNIE et ses amies commencent enfin à concrétiser leur rêve commun. Le groupe (G)I-DLE débute et remporte un peu plus tard le titre de Rookie of The Year. Le succès est au rendez-vous, les filles ont plein de projets en tête, et le fandom NEVERLAND ne cesse de s’agrandir. Mais en 2020 tout s’écroule. La pandémie du COVID-19 oblige le monde entier à se mettre sous cloche. Et c’est une catastrophe, un revers du destin que personne n’avait vu venir. MINNIE décide alors de retourner auprès des siens en Thaïlande, mais un autre drame vient s’ajouter, la mort de leur chien Taohu. MINNIE nous raconte alors avec émotion que cet enchaînement d’épreuves fut pour elle une période difficile à traverser. Aussi seul son esprit positif qu’elle tient de sa mère lui a permis de faire face, en attendant des jours meilleurs.
Rêver encore plus grand
Quand cela s’avère nécessaire, MINNIE sait prendre la vie comme elle vient, avec beaucoup de philosophie. Aujourd’hui Nicha est devenue « KIM MINNIE », l’idole de K-pop qu’elle s’est toujours imaginée être. Et c’est désormais elle qui fait rêver les autres. Même ses deux frères ont fini par la considérer lorsqu’elle est partie en Corée, et j’imagine combien ils doivent être fiers d’elle aujourd’hui. MINNIE est une chanteuse vraiment talentueuse, au timbre de voix unique. Elle est aussi auteure-compositrice et directrice artistique. Le groupe (G)I-DLE a fini par retrouver le succès qu’il mérite tant. Un nouvel album est d’ailleurs attendu en 2025.
Au-delà de ses talents artistiques, MINNIE est une véritable source d’inspiration pour les personnes qui veulent réussir dans la vie. Elle nous enseigne que nous disposons tous de ressources insoupçonnées. Et que toutes les épreuves peuvent être surmontées, si tant est que nous ayons un but à atteindre. Alors que certains nous incitent à rêver grand, MINNIE renchérit en nous disant de rêver « encore plus grand », et de ne jamais abandonner.
Ce texte a été inspiré par la série d’interviews de MINNIE sur Mindset, application payante du même nom.
Découvrez la discographie de MINNIE
Image : Couverture de l’album HER (2025), de MINNIE.
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